Homme dans un poulailler en Afrique ramassant des poules mortes suite à des maladies aviaires

L’élevage de poules en Afrique n’est pas pour les sensibles

Perdre des poules fait partie du jeu.

Oui, je le dis clairement.

Si vous voulez investir dans l’élevage de poules en Afrique en pensant que tout va se passer comme sur un tableau Excel, que chaque poussin acheté deviendra un poulet vendu, que chaque bande sera rentable à 100 %, vous vous trompez.

Un matin, votre élevage va bien.
Le lendemain, vous pouvez entrer dans le poulailler et trouver 5, 10, 20 poules mortes.

Et parfois beaucoup plus.

Et ça peut faire mal.

Parce que derrière chaque poule, il y a :

  • De l’argent investi
  • Des sacs d’aliment
  • Des vaccins
  • Du transport
  • Du temps
  • De l’espoir

L’aviculture en Afrique n’est pas un business d’argent facile.
C’est un métier.
Et comme tout métier agricole, il comporte des risques, des pertes et des chocs.

La mortalité en élevage de poules en Afrique : une réalité économique

En élevage avicole en Afrique, la mortalité existe.

Même dans un élevage bien structuré, il peut y avoir :

  • 3 % de pertes
  • 5 %
  • 8 % selon les conditions

Mais le vrai problème, c’est que beaucoup font leurs calculs avec 0 % de pertes.

C’est une erreur.

Un projet d’élevage de poules en Afrique doit toujours intégrer :

  • La mortalité naturelle
  • Les imprévus sanitaires
  • Les erreurs humaines
  • Les aléas climatiques
  • Les défauts d’infrastructure

Sinon, la rentabilité s’effondre au premier choc.

Au début, la mortalité peut monter à 20 % ou 30 %

Je vais être encore plus directe.

Quand on débute en élevage de poules en Afrique, la mortalité peut monter à :

  • 20 %
  • 30 %
  • Parfois davantage

Pourquoi ?

Parce qu’au début, on ne maîtrise pas encore :

  • La température idéale pour les poussins
  • La gestion de la ventilation
  • La densité au mètre carré
  • La qualité de la litière
  • Les signes faibles avant un problème

Les premiers lots sont souvent ceux qui font les frais de l’apprentissage.

C’est normal.

C’est l’expérience qui s’achète.

Nous avons perdu 30 % de nos premiers poussins.

Ce n’était pas une épidémie spectaculaire.
Ce n’était pas une catastrophe incontrôlable.

C’était un manque d’expérience.

Et quand cela arrive, vous comprenez que l’élevage de poules en Afrique ne s’improvise pas.

Les maladies aviaires en Afrique peuvent être violentes

Certaines maladies des poules en Afrique peuvent provoquer une mortalité rapide :

  • La maladie de Newcastle
  • La coccidiose
  • Les infections respiratoires
  • Les parasitoses

ules mortes au sol dans un poulailler en Afrique après un épisode de maladie aviaire ou de stress thermique.

 

 

 

 

 

 

 

Un protocole de vaccination mal suivi peut coûter très cher.

Une biosécurité négligée peut ruiner un investissement.

Mais attention : ce n’est pas toujours une maladie.

La chaleur en Afrique : un tueur silencieux

Dans certaines régions d’Afrique, les températures dépassent 40°C.

Un poulailler mal ventilé devient un four.

Le stress thermique provoque :

  • Halètement
  • Déshydratation
  • Baisse d’appétit
  • Mort subite

Les poules ne sont pas invincibles face à la chaleur.

Une mauvaise gestion du climat peut faire monter la mortalité très rapidement.

Le vent, le froid et les courants d’air

Même en Afrique, les nuits peuvent être fraîches.

Les courants d’air mal contrôlés affaiblissent les poussins.

Résultat :

  • Stress
  • Problèmes respiratoires
  • Immunité réduite
  • Pertes progressives

Sans virus majeur.

L’erreur d’alimentation : un détail qui peut ruiner un lot

En élevage de poules en Afrique, l’alimentation est stratégique.

Il existe plusieurs phases :

  • Aliment démarrage : pour les poussins, riche en protéines
  • Aliment croissance : pour accompagner la prise de poids
  • Aliment finition : pour optimiser le poids avant la vente
  • Aliment ponte : pour les poules pondeuses, riche en calcium

Si vous donnez un aliment croissance à des poussins en phase démarrage, vous créez un déséquilibre.

Si vous utilisez un aliment finition trop tôt, la croissance peut être perturbée.

Il faut aussi distinguer :

  • Les poulets de chair
  • Les poules pondeuses
  • Les poules locales africaines

Leurs besoins nutritionnels ne sont pas les mêmes.

Un mauvais choix d’aliment peut provoquer :

  • Retard de croissance
  • Faiblesse
  • Stress
  • Hausse de mortalité

Ce n’est pas une maladie.

C’est une erreur technique.

Je consacrerai un article complet aux différents types d’aliments en aviculture en Afrique, car ce sujet mérite un traitement approfondi.

Homme dans un poulailler en Afrique ramassant des poules mortes suite à des maladies aviaires

L’eau : facteur sous-estimé en aviculture africaine

L’eau peut être :

  • Trop chaude
  • Mal stockée
  • Contaminée

Une eau de mauvaise qualité affecte :

  • La digestion
  • L’immunité
  • La croissance
  • La survie

Et donc la rentabilité.

Oui, ça peut faire mal

Entrer dans un poulailler et voir des poules mortes, ça secoue.

Ce n’est pas juste une perte sur un tableau.

C’est un choc émotionnel.

Si vous n’êtes pas préparé mentalement, vous pouvez abandonner.

L’élevage de poules en Afrique demande :

  • Du sang-froid
  • De la discipline
  • Une analyse constante
  • Une réserve financière

L’argent rapide n’existe pas en agriculture.

Erreurs à éviter en élevage de poules en Afrique

  1. Calculer avec 0 % de pertes
  2. Sous-estimer le climat africain
  3. Négliger la ventilation
  4. Donner le mauvais aliment
  5. Ne pas prévoir de trésorerie de sécurité
  6. Penser que la théorie suffit

Mon conseil pour passer à l’action

Commencez petit.

Formez-vous.

Acceptez que les premiers lots servent à apprendre.

Intégrez 10 à 20 % de marge de sécurité financière.

L’expérience coûte.

Mais elle construit la maîtrise.

Conclusion : investir en Afrique oui, mais lucidement

L’élevage de poules en Afrique peut être rentable.

Mais il faut accepter une réalité :

Vous pouvez perdre.

Et parfois beaucoup au début.

La question n’est pas de savoir si le risque existe.

La vraie question est :

Êtes-vous prêt à accepter que la perte fait partie du parcours vers une réussite durable ?

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